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Universal Music détient enfin EMI et cède Parlophone à Warner Music

EMI quasi coupée en deux

Comme nous l'avons déjà annoncé il y'a de cela quelques mois Universal Music détient enfin EMI MUSIC et cède Parlophone "dont Coldplay" à Warner Music...
 
Après avoir proposé de racheter la major britannique EMI en 2011, le Français Universal Music (Vivendi) a dû attendre longuement les autorisations de diverses autorités de concurrence, Universal étant numéro un mondial avant même l'acquisition. Une concession importante a toutefois dû être réalisée : celle de Parlophone (filiale d'EMI) à un concurrent. Une vente réalisée hier, officialisant ainsi le rachat d'EMI par Universal.

C'est désormais officiel, en sus de milliers d'indépendants, le monde de la musique ne compte plus que trois grandes maisons de disques : Universal Music, filiale de Vivendi, Warner Music, propriété du milliardaire Len Blavatnik (qui a dépensé 100 millions d'euros dans Deezer), et Sony Music, branche musicale du groupe japonais.
 
La major américaine du disque Warner Music Group a annoncé, jeudi 7 février, le rachat d'une partie des activités européennes de sa concurrente EMI Music pour 487 millions de livres (environ 570 millions d'euros).
 
Warner Music a notamment signé un accord définitif pour racheter une ancienne division d'EMI, Parlophone Label Group, qui recouvre plusieurs labels comme Parlophone, qui a sous contrat des artistes comme Coldplay, Kylie Minogue, David Bowie ou encore Tina Turner. Elle détient aussi les labels Chrysalis (Depeche Mode, Moby) et Ensign, ainsi que des activités en France, Belgique, Espagne, Suède, République tchèque, Norvège, Slovaquie, Danemark et Portugal.
 
"OPPORTUNITÉ UNIQUE"
"L'entrée dans notre famille du Parlophone Label Group est une opportunité unique de nous unir à des labels musicaux légendaires et des artistes très complémentaires avec notre organisation existante, d'un point de vue créatif, géographique et stratégique", s'est réjoui Stephen Cooper, le directeur général de Warner Music Group, cité dans le communiqué.
 
La transaction, qui sera payée en numéraire, devrait être bouclée mi-2013, sous réserve du feu vert des régulateurs compétents et après une procédure de consultation avec les représentants du personnel en France. L'opération fait partie des cessions que la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait exigées pour autoriser l'an dernier le rachat d'EMI Music par Universal, une filiale de Vivendi. La transaction s'était élevée à 1,4 milliard d'euros.
 
30 % du marché mondial pour Universal
Universal note d'ailleurs que cette acquisition lui permet de capter 30 % du marché mondial de la musique et qu'elle renforce « sa présence dans une soixantaine de pays, en particulier sur les trois principaux marchés mondiaux de la musique : Etats-Unis, Japon et Allemagne. Elle lui assure un important développement sur l’ensemble des plateformes numériques. » Il faut dire que malgré la perte de Parlophone, Universal Music a tout de même récupéré des albums historiques, en particulier ceux des Beatles et Radiohead.
 
Grâce à Parlophone, Warner Music capterait au moins 20 % du marché mondial, et Sony Music probablement un peu plus. Toutefois, dans certains pays, les parts de marché d'Universal peuvent ainsi atteindre voire dépasser les 40 %. Et les parts de Sony, selon les périodes, peuvent dépasser les 30 % dans certains pays. Quant aux indépendants, leurs poids varient aussi en fonction des pays. En France, ils peuvent représenter entre 20 et 25 % des ventes.
 
Bien entendu, les parts de marché ne sont jamais figées et peuvent donc fortement évoluer en fonction des sorties des albums. Mais quoi qu'il en soit, Universal n'a jamais eu autant de pouvoir entre ses mains. Un poids qui sera bien sûr utilisé lors des prochaines négociations avec les plateformes légales de téléchargement et de streaming.

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