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Roadie #42 - Blog #72

Le temps est radieux, tout comme #42

Le soleil. Le médicament de Dieu. 

Tout d’un coup, le monde entier semble être un tout autre lieu. Sans surprise j’imagine, vue la distance que l’on a parcouru. Je me doute que nous étions sous le soleil l’été dernier, mais je ne peux absolument pas me souvenir d’où. J’imagine que nous étions empressé à travailler sur le nouveau concert. C’est un vrai cadeau que d’avoir un second été en Février. Juste voir la lumière à travers les fenêtres du bureau de la production et sentir la chaleur du vent change totalement mon humeur. J’ai le sentiment que les prochaines semaines seront excellentes. 

Je me souviens de cet endroit. Ca s’appelle le Dôme (Burswood Dome, Perth, Australie), même si cela ressemble plus à un asticot de loin. Son enorme toit blanc (en forme d’asticot donc) ne tient que par la pression de l’air à l’interieur de la salle. Je suis certain qu’il y a d’autre bâtiments dans ce style, mais je n’y suis jamais allé. L'inconvénient de ce système de structure si particulier est qu’ouvrir deux portes en même temps est mission dangereuse. Aller en coulisses implique toute une série de sas (je n’invente rien) pour éviter qu’un technicien malchanceux ne se fasse aspirer par un cyclone tel Dorothy dans Le Magicien d’Oz (le célèbre film a été adapté en comédie musicale en Australie). Même laisser une porte entrouverte en en ouvrant une autre peut te faire perdre un membre à vie ou du moins te faire perdre le bout d’un doigt ou deux. 

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En effet, l’équipe permanente du lieu a du faire avec ce rituel de sas sous pression pendant tant d’années, et pourtant se fait encore avoir. Tu peux deviner depuis combien de temps une personne travaille ici par le nombre de blessures qu’elle a subi. L’employé encore debout qui travaille depuis le plus longtemps, s’appelle Bruce ‘le moignon’ Smith. Pas un jour d’absence en quatorze ans. Par contre il a du mal à faire tenir sa montre en place..

Juste avant que le soleil ne s’en aille complètement, je décide de sortir — pour aucune autre raison que pour un bain de soleil. Je tombe sur Phil (qui a clairement assez prit le soleil, lui), puis me promène autour l’entrée du bâtiment pendant que le soleil s’écrase au dessus de la foule qui arrive. Il y a des rires dans l’air, et des odeurs de crème-solaire, mélangées aux parfums et à la bière. Tu oublies presque ce que c’est que d’aller à un concert après un moment, de devoir gratter sa place pour le premier rang. 

Je passe les tourniquets et arrive à la fin de Mercury Rev. Leur son est majestueux, comme dans un rêve, et c’est un choix d’exception. 

Je ferai mieux d’y aller chers lecteurs, je me sens épuisé. 

Je vous laisse quand même avec le portrait d’un couple d’amis jetlagué.

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Roadie #42

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