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Coldplay «répète» à Edmonton

Coldplay «répète» pour la tournée nord-américaine à Edmonton

C'est flatteur pour les gens de l'Alberta quand un groupe renommé choisit Edmonton pour lancer sa tournée nord-américaine.
 
Mardi soir, Coldplay a offert une prestation de premier ordre, une célébration heureuse et lumineuse de la musique pop-rock britannique. Nous étions aux anges et il y a peu de signes laissant croire que le band s'exerçait afin d'être fin prêt pour ses concerts de Los Angeles.

Le chanteur Chris Martin a foiré l'intro de God Put a Smile On My Face, mais il s'est repris gracieusement et, à partir de là, tout était impeccable, même férocement efficace et vertigineux à chaque occasion.
 
Le reste du spectacle a été un enchaînement de succès fracassants de Coldplay. Le groupe sonnait très bien – à vous donner des frissons quand c'était requis et en sachant être sensible quand le moment le voulait (ils l'ont été la plupart du temps). Toutefois, leur musique sonnait parfois trop bien, surtout qu'il y avait beaucoup de sons provenant de la scène qui n'émanaient pas des musiciens. Mais rien de grave, rassurez-vous.
 
Le spectacle était aussi incroyable à regarder sur le plan visuel. Des points bonis ont même été accordés avant même que Coldplay ne joue une seule note, le groupe offrant aux 14 500 admirateurs massés dans l'amphithéâtre Rexall Place un bracelet électronique incandescent, s'activant à distance en fonction des chansons. Wow!
 
La vue des milliers de bracelets s'allumant au même moment pour la chanson Hurts Like Heaven a été spectaculaire. Quelques admirateurs ont hésité, pensant peut-être qu'il s'agissait d'un dispositif de contrôle du cerveau. Mais toute résistance était futile et la magie a opéré.
 
Martin a crié à trois reprises à la foule : «Y a-t-il quelqu'un dans la salle?!», avant d'enchaîner avec la première ballade lourde du spectacle, la pièce In My Place. Des canons de confettis ont craché de la neige en papier sur les spectateurs au parterre. Quelques minutes plus tard, pour le morceau Yellow, celui qui a lancé la carrière de Coldplay, 100 ballons géants sont tombés du ciel. Tous ont entonné les paroles «I wrote a song for you, and all the things you do, and it was called Yellow.»
 
Vingt minutes après le début, on aurait dit que le Cirque du Soleil avait explosé. Chaque chanson était un hymne grandiose à la sauce U2, chacune ayant le calibre d'être la dernière pièce du spectacle. Chaque paroxysme musical surpassait le précédant. Puis il y a eu Fix You, autre solide ballade, et les gens ont encore chanté : I will try to fix you. Pas certain, toutefois, qu'il s'agisse d'une émotion saine dans ce cas-là.
 
Ici et là, Chris Martin a baissé le niveau d'intensité en se glissant derrière son piano brillant, comme pour la ballade Scientist, mais le groupe a su retrouver aisément sa fougue pour ses morceaux rock taillés sur mesure pour les arénas. Plus tard sont venus des poids lourds comme Viva La Vida, qui requiert pratiquement d'être entendue dans un stade en plein air. Comme Clocks du reste.
 
Durant le rappel, le chanteur a reconnu qu'Edmonton avait servi de rampe de lancement à la tournée nord-américaine, remerciant la foule d'avoir «applaudi aux bons moments et d'excuser toutes les erreurs», tout ça avant de lancer Us Against the World, exercice qui a déraillé. Ils ont dû reprendre la mesure. Quelle ironie!

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